Maladie de Newcastle PDF Imprimer Envoyer
Les Maladies - Maladies des pigeons

La maladie de Newcastle ou paramyxovirose ou pseudo peste est apparue simultanément dans toute l'Europe dans les années 1980. Elle a alors fait de gros ravages. Ensuite, si elle est restée toujours aussi virulente dans les colonies atteintes, elle ne s'est plus manifestée que dans les régions et dans les colombiers où la couverture vaccinale était insuffisante. Actuellement, les pigeons qui paient le plus lourd tribut à la maladie sont les jeunes qui ont été "oubliés" lors des séances de vaccination ou qui sont nés après la séance annuelle de vaccination (naissances de fin de printemps, tardifs de l'automne,...). Elle touche également des pigeonniers "tout venant" dont le suivi médical est aléatoire et, en tous cas, dont les pigeons ne sont pas vaccinés contre cette maladie. La contamination se fait au hasard par les pigeons sauvages ou par les tourterelles entrées inopinément dans une volière. Il suffit même que ces derniers se posent sur le grillage de la volière et laissent tomber des fientes contaminées à travers les mailles pour que, 10 jours plus tard, apparaissent les premiers signes de la maladie. Je vous rappelle que la vaccination de tous les pigeons est obligatoire, même si les pigeons ne participent pas à des concours ou des expositions.

La maladie est très contagieuse, il suffit de laisser un pigeon étranger (même non encore malade) durant 15 minutes dans un colombier (le temps de déposer une fiente !) pour contaminer la colonie. Puis, par le biais des enlogements, des expositions, la maladie diffuse rapidement dans toute la région.Elle est très grave. Mais, bien entendu et fort heureusement, la gravité de la maladie dans la colonie dépend du taux de vaccination. La période d'incubation (délai entre la contamination d'un pigeon et le début de la maladie) est de 4 jours à 4 semaines.

La maladie apparaît très brutalement dans une colonie. On constate d'abord la mort de quelques pigeons sans aucun symptôme préalable. Rarement, le premier signe observé est un coryza. Quelques jours plus tard, la diarrhée se déclare. Elle est " inondante " et  de très nombreux pigeons en sont atteints (jusqu'à 100% des pigeons non vaccinés). Des pigeons semblent aveugles, sans lésion apparente de l'oeil, et ils picorent à côté des graines. Mais, si on leur en laisse le temps, ces pigeons réussissent à attraper suffisamment de graines pour se nourrir. Tous les jeunes présents dans les nids, quel que soit leur âge, meurent. Le taux de mortalité des pigeons sevrés peut atteindre 50%.Une à deux semaines après l'apparition des premiers signes de la maladie et quand la diarrhée commence à s'améliorer, des signes nerveux généraux apparaissent : torticolis, des pigeons volent en " marche arrière , ils font des " rouler-bouler " au sol. Paradoxalement, c'est alors le signe que la maladie a bientôt terminé ses ravages.

Il faut isoler les pigeons ayant des troubles nerveux afin qu'ils puissent continuer à s'alimenter. Bon nombre d'entre eux guérit sans séquelles, en 1 à 6 mois et ils peuvent rester dans tous les cas de bons reproducteurs. Certains pigeons peuvent garder des séquelles au niveau des plumes. A la  mue suivante, les plumes repoussent tout à fait normalement. Quelques pigeons gardent des fientes molles alors qu'ils paraissent en pleine forme et sont en bon état d'embonpoint. Ces pigeons peuvent être remis en concours l'année suivante ou être gardés, eux aussi, pour la reproduction.

 

 

 

Il est important de soigner la diarrhée (voir le traitement de la circovirose) avec des pansements intestinaux (ORNILACTYL), des réhydratants (ORNILYTE) et un antibiotique pour limiter les complications colibacillaires (Colistine).

Remarque : D'une manière générale, il ne sert à rien de tuer rapidement les pigeons malades avec le vain espoir de stopper la contagion. Si un pigeon présente des signes de maladie MAINTENANT, il y a déjà plusieurs jours (voire semaines pour certaines maladies telle la salmonellose) que ce pigeon excrète des agents infectieux dans l'environnement, qu'il a déjà contaminé des pigeons qui ne sont pas encore malades mais qui, déjà, excrètent eux aussi des particules virales. Il est par contre judicieux d'isoler les premiers malades surtout si ces derniers sont des pigeons arrivés trés récemment dans la colonie (achat, retour après une fugue, pigeon sauvage entré "sans permission",...). Mais, quelques jours après leur arrivée, il est déjà bien tard !

La paramyxovirose du pigeon est potentiellement transmissible à d'autres volailles (poule). Pour cette raison, elle est réglementée : la maladie doit être déclarée et la vaccination de tous les pigeons est obligatoire. Seuls les vaccins injectables inactivés sont autorisés chez les pigeons. Ils protègent parfaitement les pigeons sur une durée d'un an environ. La vaccination n'est suivie d'aucun effet secondaire. Cependant, avec les vaccins adjuvés huileux, il peut persister des réactions locales au point d'injection surtout lors d'une administration sous cutanée. Les vaccins vivant (La Sota, Pestos) à administrer dans l'eau de boisson sont parfaitement inefficaces chez les pigeons. Ils sont d'ailleurs interdit par l'administration vétérinaire.

Pour la législation concernant cette maladie (vaccination, expositions,....), vous pouvez consulter la page spécifique.

 

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