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Grippe aviaire :et maintenant, .... les tourterelles ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LEFEBVRE Bernard   
Mardi, 06 Décembre 2016 07:46

Influenza aviaire : battue en Lot-et-Garonne pour tuer des tourterelles contaminées

La préfecture du Lot-et-Garonne a ordonné une « battue administrative à la tourterelle » le 23 février 2017 dans la commune de Fals, afin d'éviter la propagation du virus de l'influenza aviaire H5N8. Des tourterelles turques (espèce d'oiseau sédentaire, Streptopelia decaocto) « ont manifesté des signes cliniques d'infection à l'influenza aviaire H5N8, confirmée aux analyses », a précisé la préfète du Lot-et-Garonne, Patricia Willaert, interrogée sur France 3 Nouvelle-Aquitaine. Les volatiles sont regroupés « à plusieurs centaines au même endroit (dans la commune de Fals) ; il y a donc un intérêt sanitaire à organiser une battue pour éviter que le virus ne se dissémine alentour », a souligné la préfète. Les premiers cas suspects sur des tourterelles ont été détectés fin janvier par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Depuis, ils ont constaté chaque semaine le décès d'une vingtaine de ces tourterelles.

Tout ce que vous savions, ou du moins une partie, sur la grippe aviaire est remis en question. Certes, cette fois il ne s'agit pas d'un H5N1 mais d'un H5N8 et peut être est-ce cela qui change tout !

Les canards sont habituellement résistant à l'influenza aviaire et méritaient l'attribut de "porteurs sains"; ils sont pleinement sensible dans l'enzootie actuelle.

Le lien de causalité entre les migrateurs ou autres oiseaux sauvages et la maladie dans les élevages n'était pas avéré. En fait, les années précédentes et du moins en Europe, ce sont les oiseaux sauvages qui s'étaient contaminés au contact des volailles domestiques par le biais des effluents d'élevage, des litières,..; cette fois, c'est bien lors et à cause du passage (et surtout de l'arrêt)  de migrateurs dans les parcs des volailles de plein air que l'enzootie a démarré en France.

Les pigeons et les tourterelles étaient réputés très résistants à la maladie. Il faut dorénavant "déclassifié" l'espèce Streptopelia decaocto (= Tourterelle turque); l'espèce est pleinement sensible dans l'enzootie actuelle. L'espèce Columbia livia (= pigeon bizet mais aussi, pigeon voyageur et tous les pigeons "de race") va t-elle suivre ?

Certains ne comprenaient pas pourquoi, lors d'enzootie de maladie de Newcastle (qui n'est pas l'influenza = grippe aviaire mais une toute autre maladie), les pigeons du clocher voisin n'étaient pas concernés par un abattage systématique quand apparaissait la maladie au sein de leur colonie. Alors que les mêmes pigeons détenus par un particulier auraient été détruits sine die. Nous expliquions alors que la législation régissant les animaux sauvages était différente de celle concernant les animaux domestiques.... Ne serait ce plus le cas ?  
Que ceux-là ne s'inquiètent plus désormais, l'égalité est "de mise" entre oiseaux sauvages et oiseaux domestiques : on abat ! A quand l'éradication de tous les oiseaux migrateurs ? A moins que l'on ne trouvât un système permettant de boucher le cloaque desdits migrateurs avant leur départ vers d'autres cieux plus cléments (retour de la ceinture de chasteté ? ou pratique sur oiseaux de l'infibulation - qui a(aurait) toujours cours sur des jeunes filles au Mali !!!). Ainsi, les volatiles éviteraient de souiller nos verts pâturages ou paissent nos oies et canards.
On se croirait revenu aux temps héroïques de la lutte contre la rage vulpine, celle transmise par les renards. Pour mémoire, il s'agissait de détruire les renards par gazage ou empoisonnement sur le front de la rage. Après bien d'argent dépensé et devant le refus obstiné de la rage de céder ne serait-ce qu'un pouce de terrain (elle gagnait en fait peu ou prou 20 km chaque année durant ces périodes), on se résolut à laisser les renards tranquilles et même à les protéger de la maladie en les vaccinant. Il est vrai que les laboratoires pharmaceutiques (un grand merci à eux) avaient réussi à mettre au point un vaccin oral contre la rage. Il suffisait alors de lancer des appâts non pas empoisonnés mais fourrés de vaccin pour vacciner l'ensemble de la population vulpine.
Et la rage cessât (du moins en Europe occidentale et si on "oublie" les chiroptères = chauve-souris qui peuvent héberger un autre type de virus rabique).

Comme l'avaient prédit certains de mes confrères lors de l'enzootie de grippe aviaire de 2015, les mesures d'abattages systématiques, à grande échelle assortie d'un vide sanitaire de plusieurs mois sont inopportunes.
L'actualité leur donne raison. On sort la maladie par la porte; elle rentre par la fenêtre !
Comment peut on imaginer "maîtriser la nature" (comme l'indique sur ses publicités une célèbre marque de matériel motorisé de jardin) en massacrant la faune sauvage ? Tiens c'est un peu comme si on pensait que construire un mur entre le Mexique et les EU allait empêcher les mouvements migratoires clandestins. Qui peut bien penser une chose pareille ?

 

Bernard LEFEBVRE

8 mars 2017

 

Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : passage en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain

 

Un troisième foyer d'IAHP a été détecté dans le Tarn au sein de la zone réglementée, d'autres suspicions sont en cours d'investigation.
Au vu de l'évolution de la situation, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national. (ci joint le communiqué de presse)

Dans tout le département : 

- Obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles
(sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)


- Respect maximal des règles de biosécurité.

- Vigilance et réactivité vis à vis de signes cliniques de la maladie

Mise à jour le Mercredi, 08 Mars 2017 14:46
 
FILACTIS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LEFEBVRE Bernard   
Vendredi, 04 Avril 2014 12:16

Les flores de barrière

Une voie de choix contre les maladies bactériennes en dehors des traitements antibiotiques est la piste des  flores de barrière ou flores de compétition. Le principe est d’opposer aux bactéries pathogènes de «bonnes» bactéries ou bactéries commensales, présentes naturellement dans l’environnement et l’organisme des animaux, en particulier le tractus intestinal. Leur rôle est fondamental dans la digestion, la régulation et l’assimilation des nutriments. Il s’agit d’une flore aérobie constituée de Lactobacilles, Bacillus et Pediococcus. Le mode d’action est simple : moyennant d’être administrées à fortes concentration et régulièrement, les flores de compétition vont coloniser leur environnement et empêcher le développement des bactéries pathogènes. Leur action est d’autant plus efficace lorsque la colonisation se fait préventivement : priorité au premier occupant.

 

Les critères de choix d’une bonne flore de barrière

Depuis les années 80, le mode d’action des flores est bien connu et a donné naissance aux probiotiques avec des avis mitigés quant à leur efficacité. Une nouvelle génération de flores a pris le relais en gros depuis 2005 avec une approche plus rationnelle et un mode de production mieux contrôlé.

 

Le cocktail le plus approprié

Plusieurs objectifs doivent être atteints pour obtenir la meilleure efficacité possible de la flore de barrière:

1. Elargir le spectre d’activité au maximum pour pouvoir lutter contre les principales maladies

bactériennes ;

2. Proposer un produit assez concentré pour fortement coloniser le milieu à ensemencer (environnement,

tube digestif), moyennant que le programme d’application suive la même logique de pression d’implantation ;

3. Un large spectre d’activité n’est pas contradictoire avec une action plus spécifique contre des bactéries

comme les salmonelles ; dans ce sens, l’introduction de lactobacilles sera nécessaire.

4. Chaque souche de bactéries devra être bien représentée dans le cocktail, ne pas être « étouffée » par

les autres souches et enfin le mode de production doit respecter une constance de qualité d’un lot à

l’autre de produit.

 

Une fois ces objectifs bien intégrés dans le cahier des charges du produit, la mise en oeuvre de la fabrication devient très claire.

 

Filavie est un fabricant de vaccins et d’autovaccins bactériens ; la technologie est donc bien maitrisée pour cultiver tout type de bactéries. La réponse au cahier des charges ci-dessus s’est imposée naturellement.

1. Fournir un large spectre d’activité : Filavie a choisi 12 souches de bactéries déposées à l’Institut Pasteur, parmi les genres Lactobacilles, Bacillus et Pediococcus ;

2. Les techniques de multiplication permettent de garantir une stabilité de 12 mois ;

3. Les essais de laboratoire montrent une activité de compétition spécifique anti salmonelles et anti

colibacilles très forte. Le lactobacille y joue un rôle prépondérant par acidification du milieu d’une part, et par sécrétion de probiotiques d’autre part, où il s’est implanté;

4. Le critère de représentativité de chaque souche de bactérie est assuré par le mode de production. On

peut produire des flores par fermentation d’un inoculum d’emblée, mais la multiplication des bactéries

présentes est plus ou moins anarchique et aboutit à un produit de composition non défini et variable

d’un lot à l’autre. L’autre système, adopté par Filavie, est de multiplier chaque souche indépendamment

et de faire le mélange seulement après l’obtention du bon titre de chaque souche bactérienne. Cette

technique est une garantie de qualité du produit final pour chaque lot de production.

 

 

Le Lactobacille, une petite bête bien fragile…

Dans le FILACTIS nous trouvons 8 souches de Bacillus ; il s’agit de bactéries aérobies sporulées. Les spores sont les formes de résistances des bactéries (des graines de bactéries !). Au contact d’un milieu favorable, elles vont « germer » et engendrer de nouvelles générations de bactéries. Grâce à des enzymes, elles digèrent les matières organiques. L’apport de « lactobacilles » (Lactococcus et Pediococcus) est fondamental ; en effet ces bactéries vont vivre en symbiose avec les Bacillus et surtout acidifier fortement le milieu intestinal, or peu de bactéries pathogènes résistent à cette acidification. Les lactobacilles sont donc des acteurs majeurs de la lutte anti salmonelles et anti colibacilles. Mais leur présence dans des flores de barrière à haute concentration est difficile à maintenir : ils ne sporulent pas et leurs formes végétatives sont fragiles voire très fragiles. La chaleur, la dessiccation vont diminuer leur titre irrémédiablement ; on ne peut donc pas les maintenir à forte concentration sous forme poudre. Les chercheurs ont réussi à conserver les Lactobacilles sous forme liquide à l’aide d’un nouveau stabilisateur biologique, et à maintenir un titre élevé pendant 12 mois.

 

 

Utilisation, mode d’emploi

La flore de barrière FILACTIS se présente sous forme liquide, stable pendant plusieurs mois lors d'une conservation au réfrigérateur. Elle s’emploie préventivement, avant la prolifération colibacillaire. Chez les canaris, son administration débute en période de couvage et se poursuit pendant toute la durée de l’élevage. Elle est mélangée à l’eau de boisson ou à la pâtée d’élevage QUI NE DOIVENT PAS CONTENIR de trace de CHLORE. La distribution de fait 2 ou 3 fois par semaine ou, plus simplement, tous les jours durant les périodes à risque.

Mise à jour le Mardi, 08 Avril 2014 11:57
 
BAYTRIL la fin du rêve ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LEFEBVRE Bernard   
Lundi, 14 Mars 2016 17:41

CHRONIQUE DE LA MORT ANNONCEE
.... de l’usage du BAYTRIL en élevage

Lantibio resistance

Cela fait de nombreuses années que nous vous mettons en garde contre l’usage anarchique des antibiotiques et, tout particulièrement du BAYTRIL (ou de ses dérivés). Non, cet antibiotique n’est pas dangereux pour les pigeons, non il ne les rend pas stériles. Mais non plus, il ne guérit pas toutes les maladies, et non ce n’est pas un antibiotique à large spectre quoi qu’en pensent encore certains colombophiles.

L’enrofloxacine qui est la molécule active du Baytril est un antibiotique de la famille des quinolones de 2é génération. Il est remarquablement efficace contre les bactéries Gram – et, tout particulièrement contre les salmonelles qui y sont extrêmement sensibles (bien plus que les colibacilles).  Il est par contre inactif contre les streptocoques et pas assez actif contre les chlamydies de l’ornithose. Des bactéries ont certes développé une résistance à cet antibiotique, en particulier les colibacilles. Mais, les salmonelles du pigeon ont toujours été et sont restées très sensibles malgré un usage « immodéré » de cet antibiotique. Il n’est pas toxique même si, à l’origine, nous hésitions à le prescrire sur des jeunes en croissance à cause d’une éventuelle toxicité - non avérée in fine – sur les cartilages osseux. Il a également une EXCELLENTE diffusion dans TOUS les organes et tout particulièrement dans le cerveau et les articulations qui sont des zones extrêmement difficiles à atteindre par les antibiotiques.

Effectivement, l’enrofloxacine est l’antibiotique « de rêve » pour soigner la paratyphose provoquée par Salmonella typhimurium Copenhaguen chez le pigeon.

C’est d’ailleurs à cause de toutes ses qualités que cette famille antibiotique a été classée comme :


« antibiotique d’importance critique » qui sont :

« des antibiotiques de dernier recours en médecine humaine »

 

L’antibiorésitance est une réaction naturelle des bactéries à l’utilisation des antibiotiques qui apparaît pour chaque utilisation d’antibiotiques mais qui est aggravée par les mauvais usages de ceux ci. Lorsqu’on administre un antibiotique par voie générale, il entre certes en contact avec les bactéries responsables de la maladie mais aussi avec les bactéries utiles du tube digestif. Il se retrouve ensuite sous forme active dans les déjections de l’animal, parfois dans les urines et d’une façon plus générale, dans l’environnement. La transmission de bactéries résistantes de l’animal à l’homme se fait en soignant les animaux, en caressant son chien,... et accessoirement en mangent de la viande ou en buvant du lait.

L’usage des antibiotiques augmente la proportion de bactéries antibiorésistantes. Cette augmentation est constatée chez les animaux, chez l’homme et dans l’environnement. Chaque utilisateur y contribue. La part des infections à bactéries antibiorésistantes augmente donc dans un contexte ou l’industrie pharmaceutique ne propose plus (ou quasiment) de nouveaux antibiotiques. Il faut donc préserver l’arsenal actuel et admettre que la prescription doit être davantage encadrée.

 

Remarque : Une étude menée dans des élevages de porcs aux Pays Bas a comparé la présence de straphylocoques résistant à la méthicilline (SARM) tant chez les porcs que chez les éleveurs. Plus de la moitié des élevages hébergeait des porcs porteurs de SARM et environ 1/3 des éleveurs était également porteur de SARM. Les éleveurs porteurs de SARM ont été trouvés UNIQUEMENT dans les fermes hébergeant des porcs porteurs de SARM !

 

Le décret portant sur la prescription des antibiotiques d'importance critique, associé à un arrêté listant les molécules concernées, a été signé le 1er avril 2016. Il impose de nouvelles conditions qui vont compliquer voire empêcher la prescription de ces médicaments.


Le décret impose de nouvelles conditions pour la prescription des AIC en médecine vétérinaire.

En accord avec les projets de règlements européens " médicaments vétérinaires " et " aliments médicamenteux ", le décret interdit l'usage préventif des AIC.

La prescription d'AIC reste donc possible en usage curatif  sous certaines conditions :

1 - un examen clinique ou une autopsie du ou des animaux malades par un vétérinaire est obligatoire ;
2 - un prélèvement en vue d'une identification bactérienne est obligatoire sauf si sa réalisation met en danger la vie de l'animal ;
3 - la réalisation d'un antibiogramme justifiant l'efficacité de l'antibiotique critique 
4 - la prescription doit respecter les RCP du produit (indications, posologie, voie d'administration...) ;
5 - la durée du traitement ne peut excéder un mois et la durée de validité de la prescription est réduite à un mois ; le renouvellement est interdit.

Ces 5 conditions ne peuvent être respectées pour diverses raisons (examen clinique, prélèvement délicat à réaliser, les bactéries sont généralement sensibles à des antibiotiques non critiques, dans les RCP l’espèce « pigeon » n’est pas mentionnée);

En aucun cas un antibiotique critique ne peut être prescrit et délivré pour un usage PREVENTIF


La prescription et donc la délivrance d’antibiotiques critiques devient donc de ce fait INTERDITE chez les pigeons.


Quelle alternative ?

Nous disposons d’autres antibiotiques régulièrement actifs contre les salmonelles (trimétoprim, furaltadone, colistine, ... et dans une moindre mesure l’amoxycilline). Malheureusement leur absorption digestive et leur diffusion dans les organes et tissus du pigeon, la sensibilité des salmonelles... sont bien moindres qu’avec le BAYTRIL. Ce sont pourtant ces molécules que, dorénavant, nous devrons utiliser.

La prévention de la paratyphose par la vaccination est également la stratégie à adopter préférentiellement.

 

Questembert, le 14 mars 2016-03-14

Dr Bernard LEFEBVRE
Vétérinaire

Mise à jour le Samedi, 06 Août 2016 08:45
 
2016, La Grippe aviaire est de retour PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LEFEBVRE Bernard   
Vendredi, 02 Décembre 2016 11:06

Le 2 décembre 2016,

Cette fois-ci, avec le passage des oiseaux migrateurs, nous nous y attendions.

La grippe aviaire est de retour sur le territoire français

Un communiqué de presse émanant du gouvernement nous informe qu' un foyer de grippe aviaire (Influenza aviaire hautement pathogène H5N8) a été détecté dans le Tarn dans un élevage de canards

L'arrivée de la maladie sur notre territoire n'est pas sans conséquences sur le déroulement des concours.

Voir le communiqué du gouvernement

Mise à jour le Vendredi, 02 Décembre 2016 11:25
 
La Peste (Grippe) aviaire est de retour PDF Imprimer Envoyer
Écrit par LEFEBVRE Bernard   
Samedi, 19 Décembre 2015 15:46

 

 

On ne l'attendait pas vraiment mais elle est de retour et.... massivement.

 

Le premier foyer a été détecté le 24 novembre 2015 en Dordogne. A ce jour, 14 décembre 215, un total de 15 foyers d'influenza hautement pathogène sont confirmés dans 5 départements du Sud Ouest (Dordogne, Landes, Haute Vienne, Pyrénées-Atlantiques, Gers). A cette date, 27 suspicions restent encore à confirmer ou à infirmer.

 

3 souches sont en cause (H5N1, H5N2, H5N9), toutes 3 sont des souches européennes. Il ne s'agit donc pas de la souche asiatique H5N1 détectée il y a quelques années. L'hypothèse la plus solide est que ces virus soient passés dans la catégorie hautement pathogène par mutation ou réassortiment entre virus différents même si on ne peut pas écarter complètement l'hypothèse d'une arrivée par les oiseaux migrateurs.

 

Il faut dire que, à cette époque de l'année, dans cette région de tradition d'élevage de volailles festives, les poulaillers sont pleins. Les diverses souches de virus "grippal" ont donc "tout le loisir" de se retrouver au sein d'une MEME INDIVIDU, dans une même cellule et de s'échanger des morceaux de brin d'ARN.

 

Je vous rappelle que les pigeons sont très peu sensibles à la maladie. En revanche, la maladie est redoutable pour l'espèce poule puisque, après une incubation de 5 jours (seulement), 80 à 90% des volailles présentes dans un poulailler peuvent mourir.

 

Pour plus d'informations concernant la maladie. Veuillez vous référer aux autres articles concernant la grippe aviaire ("articles divers" "zoonoses".

Mise à jour le Samedi, 19 Décembre 2015 16:31
 
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