Ornithose ou Chlamydiose

 

 

La chlamydiose encore appelée ornithose chez les pigeons ou psittacose chez les becs crochus (perroquets, perruches,…) est une maladie bactérienne provoquée par Chlamydophila psittaci. Ce germe infecte de très nombreuses espèces d’oiseaux autochtones ou exotiques mais aussi de nombreux mammifères dont l’homme. Une première grande épidémie est apparue en 1929 dans un centre d’élevage de perroquets en Argentine et a rapidement dégénéré en pandémie faisant très vite de nombreuses victimes humaines. Ensuite, les cas humains étaient régulièrement  trouvés chez des acquéreurs de perroquet 1 à 3 semaines après l’achat de l’oiseau. Il y a quelques années, plusieurs  membres du personnel d’un abattoir de volailles du Morbihan ont été infectés par le microbe à cause d’un lot de dindes contaminées. En fait, les oiseaux constituent le réservoir naturel de l’infection; la contamination humaine est accidentelle et rare.
Remarque : cette bactérie est différente de Chlamydia trachomatis responsable de stérilité chez la femme ou de Chlamydophila felis responsable de conjonctivite chez le chat ou de Chlamydophila pneumonie responsable de maladie pulmonaire chez l’homme.

La contamination s’opère essentiellement par voie respiratoire en inhalant les matières virulentes provenant des plumes, des fientes ou des sécrétions nasales. C’est une maladie des voies pulmonaires mais elle atteint également d’autres organes tels les articulations, la rate, le cerveau,..… Elle est responsable de troubles respiratoires (coryza)  mais aussi d’arthrites, de mortalités d’oiseaux adultes non maigres, de troubles nerveux,…. La maladie ressemble alors à s’y méprendre à la salmonellose. La période d’incubation varie de 3 jours à plusieurs semaines. La maladie touche diverses espèces d’oiseaux (toutes ?) et de mammifères mais avec des symptômes et une gravité variable en fonction d’une part de la souche de chlamydia et d’autre part de l’espèce animale contaminée. Mais, la forme la plus fréquente de la maladie est …. l’absence complète de signe clinique ! D’ailleurs diverses enquêtes sérologiques montrent des taux de séroposivité allant de 30 à 70% sur les pigeons sans que ces derniers aient montré un quelconque signe de maladie.

Cette maladie est très souvent soupçonnée par les colombophiles devant tout pigeon atteint de coryza. Mais la maladie ressemble parfois, à s'y méprendre, à la salmonellose (Arthrite, méningite, mortalité en coquille, mortalité brutale au nid,...). En fait, la maladie est assez rare chez les pigeons car ils acquièrent au cours de leur vie une protection naturelle qui les immunisent envers cette bactérie; ils peuvent être contaminés par l'agent microbien sans aucun signe de maladie.  
   

            La bactériologie classique, celle qui est faite en routine,  ne permet EN AUCUN CAS de décelé le microbe. Depuis quelques années, le diagnostic de la maladie est devenu facile par l'utilisation d'une technique de recherche extrêmement sensible : la PCR (Polymérase Chain Reaction). Cette recherche peut même être pratiquée sur les fientes de pigeons.  

La maladie se soigne facilement à l'aide d'antibiotiques tels la tétracycline ou la doxycycline.mais, les oiseaux et donc l’élevage peuvent continuer à héberger la bactérie qui peut se « réveiller » à tout moment. L’enrofloxacine (Baytril) est réputée active contre cette bactérie. Pour ma part, je n’ai pas observé des résultats intéressants avec ce médicament. 

Cette bactérie peut être transmise à l’homme. Elle est alors responsable d’une « grippe » résistant aux antibiotiques habituellement utilisés par les médecins (quand ils sont utilisés). Bien que souvent bénigne chez l'homme, la maladie revêt parfois une extrême gravité avec détresse respiratoire et nécessité d'une hospitalisation voire d'une réanimation avec respiration artificielle.  Le traitement spécifique permet néanmoins une amélioration rapide de la maladie. 

  En, résumé, l’ornithose est une maladie provoquée par une bactérie très répandue parmi les oiseaux en général et les pigeons en particulier. Pour autant, la maladie est rare tant sur les oiseaux que chez l’homme qui les élève. Il ne faut néanmoins pas négliger cette hypothèse diagnostique lors de syndrome grippal évoluant chez une personne. La maladie peut en effet être extrêmement grave en l’absence de traitement spécifique adapté. Heureusement, tout comme chez le pigeon, la technique d'analyse PCR permet de diagnostiquer trés rapidement la maladie (en moins de 48 heures).

Plusieurs maladies respiratoires humaines sont susceptibles d’avoir un rapport avec l’élevage des pigeons et des autres oiseaux.

 

Les maladies respiratoires humaines en relation avec les oiseaux

Une maladie est d’origine allergique. Certains individus humains sont sensibilisés par les pellicules de la peau des volailles tout comme d’autres individus sont sensibles au poil de chats. La respiration de ces « allergènes » provoque une réaction de l’organisme et tout particulièrement des poumons. La réaction peut être vive et rapide et, quelques minutes après l’entrée dans le pigeonnier ou le poulailler, on éprouve une grande gêne respiratoire (rhume voire, œdème congestion ou œdème du poumon). D’autre fois, la réaction pulmonaire est beaucoup plus insidieuse et sournoise avec une sclérose progressive des poumons. Les troubles n’apparaissent alors que très progressivement et pas nécessairement au moment de l’exposition aux allergènes. Cette maladie n’est pas d’origine infectieuse, elle n’est pas contagieuse. Le seul traitement possible est d’empêcher la respiration des particules allergisantes. Le plus simple est de ne plus entrer du tout dans les colombiers. Sinon, il est également possible de prendre certaines précautions telles le port d’un masque et de ne pas nettoyer soi même les colombiers.

  Une autre maladie pulmonaire est la chlamydiose. La chlamydiose encore appelée ornithose chez les pigeons ou psittacose maladie bactérienne. C’est une maladie des voies pulmonaires (contamination par la respiration) mais elle atteint également d’autres organes tels les articulations, la rate, le cerveau,..… Elle est responsable de troubles respiratoires (coryza)  mais aussi d’arthrites, de mortalités d’oiseaux adultes non maigres, de troubles nerveux,…. La maladie ressemble alors à s’y méprendre à la salmonellose. La maladie touche diverses espèces d’oiseaux (toutes ?) et de mammifères et mais avec des symptômes et une gravité variable en fonction d’une part de la souche de chlamydie et d’autre part de l’espèce animale contaminée. Elle guérit facilement avec le traitement tétracycline mais, les oiseaux et donc l’élevage continuent ensuite à héberger la bactérie qui peut se « réveiller » à tout moment. Cette bactérie peut être transmissible à l’homme. Elle est alors responsable d’une « grippe » résistant aux antibiotiques habituellement utilisés par les médecins alors qu’elle est bien sensible aux tétrécyclines. N’hésitez donc pas à parler de cette maladie à votre médecin si sous devez le consulter. 
           

Enfin, Cryptococcus neoformans est la levure responsable de la maladie Cryptococcose. Ce champignon est hébergé par de nombreuses espèces de volailles, dont les pigeons, sans qu’il engendre des signes cliniques de maladie.  L’homme peut se contaminer par respiration de fientes contaminées. Si ses défenses immunitaires sont défaillantes, la levure pourra se développer en nodules fongiques dans les poumons et dans d’autres organes. Si les foyers pulmonaires sont peu graves, la dissémination de la maladie dans les autres organes est beaucoup plus difficile à soigner. Cependant, il faut qu’il y ait une réelle promiscuité entre les pigeons et l’homme pour que les fientes contaminées puissent être inhalées et il faut une grave défaillance du système immunitaire pour que la maladie puisse se développer chez l’homme. Pour ma part, je n’ai jamais été contacté par des éleveurs de pigeons pour cette maladie.

Depuis peu, durant l’année 2003 et 2004, on reparle de grippe aviaire qui peut se transmettre à l’homme. Des cas ont été répertoriés en Thaïlande et aux Pays Bas. Ces maladies évoluent sous forme d’épidémie dans les poulaillers et touchent de très nombreux élevages d’une même région. Les personnes travaillant dans ces poulaillers peuvent être contaminés par le virus. Le pigeon n’a jamais été incriminé dans ces épidémies